20.08.2007

Retour

Retour aprés de longs congés. On fera le point aprés la réunion de Melle la semaine prochaine, pour savoir si ce blog continue avec de nouvelles idées, ou síl y a peu d´évolution et s´il est préférable d´arrêter pour quelques mois, ou s´il faut partir sur de nouvelles idées et de nouveaux projets.

A noter un site à regarder:

http://yvettepoursego.canalblog.com/archives/2007/06/18/5...l

Et n´oubliez pas de rejoindre nos sections du Parti pour peser dans le débat pour l´avenir

Section Suède, Site web

Section Finlande


Section Danemark

19:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal, appel, parti socialiste

18.06.2007

Appel à Ségolène ROYAL

Nous sommes des militants de Désirs d’Avenir, depuis les premières heures, et membres du Parti Socialiste. Les défaites que nous venons de vivre nous conduisent à lancer cet appel, pour éviter la démobilisation après les mois difficiles que nous venons de vivre.

Votre souci de l’intérêt général, votre vision moderne du monde et de la France, votre refus de vous laisser brider par les tabous d’un autre siècle et votre vision d’une société solidaire vous ont permis de mobiliser 17 millions de français, mais aussi la majorité des militants PS, et des centaines de milliers de participants et d'adhérents de Désirs d'Avenir. Aujourd'hui, nous sommes prêts à vous soutenir dans vos projets et à faire de vous à la fois le chef d’une opposition déterminée qui conserve le souci de l’intérêt général, et une force de proposition qui pèse dans les débats politiques.

Pour cela, il est nécessaire que le Parti Socialiste se restructure rapidement, et se dote d’une nouvelle direction dont vous êtes la seule à même de prendre la tête. Et le Parti Socialiste doit être modernisé avec un fonctionnement plus démocratique : les militants doivent se prononcer directement sur un certain nombre de sujets, sur le modèle de Désirs d' Avenir, alors que la parole est aujourd'hui confisquée par un petit nombre, sur le modèle de la société française. Le projet du Parti Socialiste pour 2012 doit être le fruit d'un travail participatif de ses militants, et nous, militant de Désirs d'Avenir, nous sommes prêts à nous y investir.

Enfin, nos défaites de mai et juin mettent en évidence les difficultés d’une approche floue, avec un projet qui, quelle que soit sa valeur, ne représente qu’un plus petit commun dénominateur entre courants antagonistes. Les socialistes, les militants de Désirs d’Avenir, les Français attendent de vous une orientation claire, forte, moderne et originale. Comme les grands partis socialistes européens modernes, nous ressentons le besoin de porter les valeurs des social-démocraties modernes que vous aviez mises en avant en 2006, et notamment:

- la volonté de porter dans le monde les valeurs d´entráide et de solidarité, plus à même que les valeurs libérales de permettre à l´humanité de survivre sur une planète meurtrie par des politiques à courte vue
- la démocratie participative et décentralisée, qui consacre le droit pour chaque citoyen, en tant que salarié ou consommateur d'exercer une influence sur la société sur la production, sur l'organisation et les conditions du travail,
- la liberté face aux risques d’arbitraire,
- les solidarités collectives qui cimentent la société et assurent la sécurité dans un mode incertain,
- l’égalité, fondement de notre société
- la continuation démocratique et déterminée de la construction européenne, qui est notre avenir

C´est pourquoi, malgré les obstacles, nous, socialistes et membres de Désirs d´Avenir, nous appelons au changement le plus rapide possible, et nous voulons que vous en premiez la tête.

Alain Lefebvre
Désirs d´Avenir Europe du Nord

00:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Segolene, Royal, appel

05.06.2007

Pour nous, qui voulons rénover le socialisme

J'avais l'intention d'écrire un texte sur la rénovation nécessaire du socialisme, j'ai ouvert mon ordinateur, et j'ai trouvé un message qui pointait vers ce fabuleux texte, écrit en 1993, publié à nouveau par Edgar Morin le mois dernier dans Témoignage Chrétien. Je ne peux rien écrire de plus. Vous y trouverez tout ce dont nous avons besoin pour alimenter notre réflexion. je vous proposerai dans les semaines qui viennent un débat à parti de ce magnifique texte sur le socialisme.

Les leçons et les espoirs d’une défaite annoncée, par Edgar Morin

« Je vous propose un article très actuel, écrit… en 1993 », s’amuse Edgar Morin au lendemain de la troisième défaite consécutive du PS à une présidentielle. L’article, publié en son temps dans les colonnes du Monde, et titré "La pensée socialiste en ruine", demeure intact. Tragiquement intact. Comme si tout le PS et ses gauches satellites, après la chute du Mur, étaient devenus Hibernatus. La formule social-démocrate que les socialistes français ont longtemps refoulée est peut-être déjà dépassée. Entre désespoir et colère, il nous faut lire ou relire ce texte de grand souffle. Edgar Morin recense les chantiers immenses du travail intellectuel que la gauche doit accomplir, le besoin d’inventer une vision du monde et la nécessité de retrouver le goût des “redresseurs d’espérance” ».

« Le sens du mot socialisme s’est totalement dégradé dans le triomphe du socialisme totalitaire, puis totalement discrédité dans sa chute. Le sens du mot socialisme s’est progressivement étiolé dans la social-démocratie, laquelle est arrivée à bout de souffle partout où elle a gouverné. On peut se demander si l’usage du mot est encore recommandable. Mais ce qui reste et restera ce sont les aspirations qui se sont exprimées sous ce terme : aspirations à la fois libertaires et « fraternitaires », aspirations à l’épanouissement humain et à une société meilleure.

Gonflé par la sève de ces aspirations au cours du dix-neuvième et du vingtième siècle, le socialisme a apporté une immense espérance. C’est cette espérance, morte aujourd’hui, qui ne peut être ressuscitée telle quelle. Peut-on générer une nouvelle espérance ? Il nous faut revenir aux trois questions que posait Kant il y a deux siècles : « Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? » Les socialistes du dix-neuvième siècle avaient bien compris la solidarité des trois questions. Ils ne répondirent à la troisième qu’après avoir interrogé les savoirs de leur temps, non seulement sur l’économie et la société, mais aussi sur l’homme et le monde, et l’entreprise d’investigation la plus complète et synthétique fut opérée par Karl Marx avec l’aide de Friedrich Engels. Sur ces bases cognitives, Marx a élaboré une pensée qui a donné sens, certitude, espérance aux messages socialistes et communistes.
Aujourd’hui, le problème n’est plus de savoir si la « doctrine » marxiste est morte ou non. Il est de reconnaître que les fondements cognitifs de la pensée socialiste sont inadéquats pour comprendre le monde, l’homme, la société. Pour Marx, la science apportait la certitude. Aujourd’hui, nous savons que les sciences apportent des certitudes locales mais que les théories sont scientifiques dans la mesure où elles sont réfutables, c’est-à-dire non certaines. Et, sur les questions fondamentales, la connaissance scientifique débouche sur d’insondables incertitudes. Pour Marx, la certitude scientifique éliminait l’interrogation philosophique. Aujourd’hui, nous voyons que toutes les avancées des sciences raniment les questions philosophiques fondamentales. Marx croyait que la matière était la réalité première de l’univers. Aujourd’hui, la matière apparaît comme un des aspects d’une réalité physique polymorphe apparaissant comme énergie, matière, organisation.
Pour Marx, le monde était déterministe et il crut dégager des lois du devenir. Aujourd’hui, nous savons que les mondes physique, biologique, humain évoluent, chacun à leur manière, selon des dialectiques d’ordre, désordre, organisation, comportant aléas et bifurcation, et toutes menacées à terme par la destruction. Les idées d’autonomie et de liberté étaient inconcevables dans cette conception déterministe. Aujourd’hui, nous pouvons concevoir de façon scientifique l’auto-organisation et l’autoproduction, et nous pouvons comprendre que l’individu comme la société humaine sont des machines non triviales, capables d’actes inattendus et créateurs.

Litanies et pragmatisme
La conception marxienne de l’homme était unidimensionnelle et pauvre : ni l’imaginaire ni le mythe ne faisaient partie de la réalité humaine profonde : l’être humain était un Homo faber, sans intériorité, sans complexités, un producteur prométhéen voué à renverser les dieux et maîtriser l’univers. Alors que, comme l’avaient vu Montaigne, Pascal, Shakespeare, homo est sapiens demens, être complexe, multiple, portant en lui un cosmos de rêves et de fantasmes.
La conception marxienne de la société privilégiait les forces de production matérielles ; la clé du pouvoir sur la société était dans l’appropriation des forces de production ; les idées et idéologies, dont l’idée de Nation, n’étaient que de simples et illusoires super-structures ; l’État n’était qu’un instrument aux mains de la classe dominante ; la réalité sociale était dans le pouvoir de classes et la lutte des classes ; le mot de capitalisme suffisait pour rendre compte de nos sociétés en fait multidimensionnelles. Or, aujourd’hui, comment ne pas voir qu’il y a un problème spécifique du pouvoir d’État, une réalité sociomythologique formidable dans la nation, une réalité propre des idées ? Comment ne pas voir les caractères complexes et multidimensionnels de la réalité anthroposociale ?
Marx croyait en la rationalité profonde de l’histoire ; il croyait le progrès scientifiquement assuré, il était certain de la mission historique du prolétariat pour créer une société sans classes et un monde fraternel. Aujourd’hui, nous savons que l’histoire ne progresse pas de façon frontale mais par déviances, se fortifiant et devenant tendances. Nous savons que le progrès n’est pas certain et que tout progrès gagné est fragile. Nous savons que la croyance dans la mission historique du prolétariat est non scientifique mais messianique : c’est la transposition sur nos vies terrestres du salut judéo-chrétien promis pour le ciel après la mort. Cette illusion a sans doute été la plus tragique et la plus dévastatrice de toutes.

La suite sur le site de Témoignage Chrétien

20:01 Publié dans Blog , Campagne Suède | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal, Désirs d'avenir

24.05.2007

LA STRATEGIE DE LA DETTE, ou comment la droite organise le retrait de l'Etat

Selon le projet de loi de finances pour 2007, la gestion de la dette publique représente cette année une dépense de 39,2 milliards soit 15 % des dépenses du budget de l'Etat contre 10 % en 1990.

Le rapport commandé par Thierry Breton à Michel Pébereau, président d'une commission rassemblant des économistes de tous horizons, de droite et de gauche, a établi un constat qui fait l'unanimité et affirmé la nécessité de " Rompre avec la facilité de la dette publique pour renforcer notre croissance économique et notre cohésion sociale" (pour lire ce rapport: http://www.amipublic.com/rapportdette.pdf).

En effet, dans un pays comme la France, la charge d'intérêts de la dette versés chaque année aux rentiers et aux intermédiaires financiers représente l'équivalent du budget de l'Education nationale (Thomas Piketty). Aussi le rapport Pébereau affirme-t-il que " remettre en ordre nos finances publiques en maîtrisant nos dépenses et en les orientant mieux doit donc être notre objectif pour les 5 prochaines années."

Ségolène Royal, consciente de la nécessité de réduire le poids de la dette, qui fait qu'une part croissante des impôts des Français sert à payer les intérêts et à rembourser les dépenses passées, en avait fait un objectif dès le discours de Villepinte de février 2007. Le choix de la gauche est bien de préparer l'avenir, par la recherche, l'éducation, l'excellence environnementale, tout en poursuivant la réduction de la dette .

Sarkozy, alors candidat, filait au contraire le thème d'une gauche incompétente en matière d'économie et seulement capable de creuser les déficits par l'augmentation inconsidére des dépenses... Rappelons seulement que le passage de Sarkozy au ministère du budget sous le gouvernement Balladur fut la période, au cours des vingt dernières années, pendant laquelle la dette publique connut sa progression la plus rapide: entre 1993 et 1995 la dette a augmenté de 121 milliards d'euros.

Et que fait aujourd'hui la droite au pouvoir, qui prétendait hier s'attaquer au problème de la dette ? Eric Woerth, le nouveau ministre du budget, vient d'annoncer " une pause dans la baisse des déficits". Les multiples cadeaux fiscaux correspondant à cette pause - déduction des intérêts d'emprunt pour l'achat de la résidence principale, suppression des droits de succession...- sont autant de dépenses qui devront être financées. Or le Gouvernement ne peut avoir aucune assurance sur les gains qu'il entend tirer des "gains de productivité dans la dépense publique".

Ce qui réapparaît aujourd'hui, c'est donc bien la stratégie de la dette. Comme l'explique Thomas Piketty, " à une époque où les dépenses publiques ont atteint ou dépassé 40 %-50 % du PIB dans la plupart des pays, l'endettement public est devenu une stratégie visant à réduire le poids de l'Etat, et non plus à l'accroître. Hier, on creusait les déficits en augmentant les dépenses. Aujourd'hui, on les creuse en réduisant les impôts, de façon à contraindre les gouvernements futurs à sabrer dans les dépenses."

"Cette nouvelle stratégie a été inaugurée en fanfare par Reagan dans les années 80, et elle se poursuit actuellement sous Bush. Au cours des années 90, les démocrates avaient accumulé des excédents budgétaires afin de garantir le financement à long terme du système public de retraites. Ces excédents sont aujourd'hui dilapidés par les républicains, qui, en abaissant massivement les impôts (essentiellement pour les plus fortunés) et en creusant les déficits, espèrent remettre en cause la viabilité du maigre welfare state américain ."
La droite française applique aujourd'hui la stratégie américaine, pour "libérer" les forces du marché, en remettant en cause les politiques qui apportent une sécurité minimale aux plus faibles, mais en faisant des cadeaux fiscaux aux plus riches... On ne saurait pourtant préparer l'avenir en construisant une économie de la rente.


SOLON
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http://democratie-segolene.blogspot.com/

23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal

Le Travail privé d'Emploi

EDITO DE Sylvia Di Pasquale (c) Cadremploi.fr - 21 mai 2007

Dire qu'on s'imaginait que travail et emploi signifiaient à peu près la même chose. Que nenni. On sait depuis vendredi matin, 9h45, que les deux mots se connaissent à peine. D'ailleurs, ils n'habitent même pas ensemble. L'Emploi s'est installé à Bercy, alors que le Travail a posé ses valises à l'autre bout de Paris, rue de Grenelle.

Jusqu'à leurs tuteurs qui ne se ressemblent guère. L'Emploi est dans l'escarcelle du trublion frisé Jean-Louis Borloo, et le Travail dans celle du plus sage (en apparence) Xavier Bertrand. Une situation qui crée comme un trouble chez les professionnels concernés. Et en premier lieu les partenaires sociaux. Les syndicats se demandent qui sera leur interlocuteur. D'autant qu'un troisième ministère, en charge des comptes publics, est aux mains d'Eric Woerth. Comme nos syndicats de salariés sont plutôt très concernés par tout ce qui touche au public, les voilà un poil décontenancés.

Et si ce redéploiement du boulot façon puzzle aux quatre coins de Paris était une manOEuvre subtile ? On imagine François Chérèque, Jean-Claude Mailly et Laurence Parisot (tous ensemble, tous ensemble) errant dans les rues de la capitale, plan en main, à la recherche de la table de négociations. Lorsque, essoufflés, ils sonnent enfin à la porte du paquebot de Bercy, un Borloo plutôt chiffon pourra parfaitement leur répondre qu'ils se sont trompés d'adresse. Un Xavier Bertrand, coiffé de frais, peut leur tenir la même réponse. Un jeu de piste qui laissera tout le temps aux ministres effectivement concernés de s'attaquer au Rubik's Cube que leur a posé le nouveau président de la République : mettre en place sans heurts et dans un délai ultra court la réduction du chômage à 5%, le service minimum dans les transports publics, le contrat de travail unique, la flexisécurité, la fin des régimes spéciaux de retraite, l'interdiction des golden parachutes, le maintien des 35 heures (comme durée minimum), la détaxation des heures sup et une meilleure qualité à la cantoche de midi.

On plaisante, évidemment. Car chacun sait que les partenaires sociaux ont d'excellents GPS dans leurs voitures de fonction. Quand même, cette nouvelle répartition des périmètres d'actions, et du travail en l'occurrence, entre différents ministères pose question quant à la feuille de route du nouveau gouvernement. Installer l'Emploi à Bercy est une manière de signifier que c'est un enjeu avant tout économique. Mais que la part de << social >> qu'il inclut n'est pas dépendante des orientations qui sont prises. Une logique qui contraint de confier le Travail à un autre ministère. Un peu comme si la DRH d'une entreprise était transférée à la direction financière, sans sa partie relations sociales. On peut approuver, ou pas.

12:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Segolene, Royal, emploi, travail

10.05.2007

Contrairement aux déclarations de M. Sarkozy, Bolloré aurait-il travaillé avec l'Etat, et le Ministre de l'Intérieur?

Le Monde du 9 mai

"Cela fait vingt ans qu'il m'invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français, il n'a jamais travaillé avec l'Etat, il fait honneur à l'économie française", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Alors, cela voudrait-il dire que l'annonce suivante n'a pas de relations avec la famille Bolloré?

Annonce N°357, publiée le 15/01/2007 dans le BOAMP 003 C, dépt. 38
Avis d attribution de l'annonce N°78, publiée le 22/02/2006


Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur : ministère intérieur et aménagement.

Correspondant : préfet délégué pour la sécurité et la défense, 20, rue de l'Espérance, B.P. 3331, 69405 Lyon Cedex 03, tél. : 04-37-91-30-00, télécopieur : 04-37-91-30-06.

Référence de la publication au B.O.A.M.P. :
Parution n° 37 A, annonce n° 78 du 22 février 2006.

Objet du marché : mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble (38).

Type de marché de travaux : exécution.

Type de procédure : appel d'offres ouvert.

Nom du titulaire/organisme : BOLLORE S.A., parc d'activité du Ragon, 14, avenue Louis-Pasteur, 44119 Treillieres.

Montant (H.T.) : 342 329,00 EUR (H.T.)

Date d'attribution du marché : 11 décembre 2006.

Autres informations : avis rectificatif du 21/03/2006 bulletin 56 A n°71

Date d'envoi du présent avis à la publication : 19 décembre 2006.

Pour consulter l'annonce officielle, cliquer ici

10:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bolloré

06.05.2007

De la déroute à la reconstruction

Nicolas Sarkozy a donc gagné, il est notre président pour 5 ans, et il a gagné largement, ce que personne n´aurait prévu il y a 6 mois, 12 mois, un an. Je suis adepte de la démocratie participative, et je vais ici donc m´exprimer et participer au débat qu´il est nécessaire que nous ayons.

Nicolalas Sarkozy est notre président, donc. Pour un francais de l´étranger, encore plus que pour un métropolitain, c´est un important symbole de notre pays, et, dans nos relations avec notre entourage, nous lui sommes plus ou moins identifiés: s´il est efficace, nous serons vus comme efficaces, s´il est prétentieux, cela confirmera que les francais sont pretentieux, etc... pour cela, et aussi parce que c´est l´intérët de notre pays, nous devons être certes vigilants, compte tenu des réserves qu´il inspire, mais aussi le soutenir quand il lancera des réformes auxquelles nous adhérons. Le PS, la gauche, devront l´encourager et l´appuyer quand il mettra en place la sécurité sociale professionnelle, quand il augmentera les effectifs de la police dans les quartier, notamment la police de proximité, quand il prendra en compte efficacement les personnes âgées ou qu´il améliorera la situation des personnes handicapées. Je suis las de l´opposition systématique du PS, il faut dire quand c´est bien, ce qui n´empëche pas la vigilance compte tenu à la fois d´une doctrine libérale un peu floue et des dérapages auxquels le personnage nous a habitués. mais il n´empêche que le sort de la France va dépendre de notre cohésion. Alors, l´opposition, cela ne veut pas toujours dire s´opposer, nous aurons bien assez d´occasions d´ëtre mécontents.

Au-delá, il faut tirer les lecons de cette defaite. Pourquoi a-t-elle été aussi cuisante? il y a à mon sens au moins deux raisons principales: le schéma mis en place depuis janvier et notre candidate, Ségolène Royal, les deux étant liés.

En effet, depuis les primaires socialistes, on a vu le retour du circuit traditionnel du PS. L´appareil s´est remis en mouvement, certes avec des gens qui étaient moins connus que les éléphants (Montebourg, Ayrault, Rebsamen), mais venant de l´appareil traditionnel du PS, alors que jusque-là nous étions dans un mélange créatif de jeunes (Thomas), d´altermondialistes (Sophie Bouchet-Petersen) et de personnalités un peu originales. Le tout aboutissait à des propositions qui changeaient les francais de la politique usuelle. Aprés janvier, la chute a été constante, et je ne peux pas m´empëcher de faire le lien. Et je reste persuadé que la demande des leaders du PS d´attaquer Sarkozy personnellement a accéléré cette chute, transformant Ségolène Royal en ce qu´elle n´est pas. Et puis la stratégie des meetings lourds et répétés du PS ne donnait pas une bonne image, une image de proximité, de différence: cela restait de la politique á l´ancienne, de même que les visites en entreprises pour soutenir les travailleurs en difficulté, qui ont fait les beaux jours des candidats classiques.

Cette analyse rejoint les plaintes des gens de Désirs d´avenir depuis janvier, auparavant au centre de la campagne, puis souvent mis de côté par le PS. L´enthousiasme n´y était plus.

L´autre élément est la candidate elle-même. Sarkozy a travaillé ses sujets et son programme pendant 5 ans. Le débat a montré à quel point il était bien préparé. Du côté de SR, on sentait une formidable volonté, un sens des valeurs sans équivalent chez son adversaire, mais aussi l´improvisation et l´approximation. On en a eu l´impression pendant le débat, et la confirmation le lendemain avec les erreurs sur deux sujets majeurs, l´énergie et l´intégration scolaire des jeunes handicapés. Sur l´emploi, sur les pays nordiques, comme je l´ai écrit sur ce blog, elle n´a pas vu les erreurs grossières de son adversaire, ce qui prouve qu´elle ne connaissait correctement aucun des deux sujets. C´est regrettable.

Là, je vais faire état de mon expérience personnelle: il n´y avait personne dans le 1er cercle de Ségolène Royal qui soit un spécialiste de l´emploi ou des pays nordiques, 2 thèmes majeurs de sa campagne, depuis plus d´un an!! La conseillére du 2ème cercle chargée de ces questions n´a pas vu Ségolène Royal plus d´une heure ou deux au total et ne l´a pratiquement pas accompagnée Le mode de travail a consisté en une noria de notes destinées à SR, à charge pour elle de décider de ce qu´elle dira. Et, á mon avis, ce que disaient ses proches conseillers (2 ou 3 personnes non qualifiées sur l´emploi), JL Bianco ou JM Ayrault, en voiture ou dans le train pour aller au meeting, comptait plus que les notes de spécialistes, fussent-elles brillantes. Une illustration de ce système est le malheureux contrat premiére chance, jamais discuté, jamais testé hors de ce cercle malheureux dans ses choix. Amateurisme éclairé et retour des traditions opaques et peu participatives du PS, comme diraient mes amis de cellule de Stockholm.

Allons faire un tour maintenant chez Nicolas Sarkozy, car j´y ai quelques copains. Le systéme était assez rôdé, hors de la lumiére des projecteurs qui éclairaient Doc Gynéco et Johnny Halliday. Si quelqu´un de la mouvance repérait une personne brillante sur un sujet, un expert, un spécialiste, il était dirigé sur le directeur de cabinet du candidat, Claude Guéant pour un entretien. Síl se révélait intéressant, il rencontrait Nicolas Sarkozy assez longuement, au besoin en l´accompagnant lors d´un déplacement. Et au lieu de travailler avec un entourage limité ou les caciques de l´UMP, Nicolas Sarkozy a utilisé un nombre relativement élevé d´experts et d´intellectuels, qu´il rencontrait assez réguliérement et longuement, et qu´il utilisait pour tester ses idées.

Il faudra en tirer les conséquences et se préparer efficacement dés maintenant, en évitant de limiter les réflexions à un groupe de happy few finalement peu compétents sur les sujets lourds de notre société.

Reste à savoir ce qu´il va falloir faire maintenant. Certains parlent d´un éclatement du PS pour séparer les sociaux démocrates des socialistes révolutionnaires. je vais soigneusement écouter ce soir, mais je crois sincèrement qu´on doit en finir avec le socialisme révolutionnaire, comme les nordiques, les allemands, les italiens et les espagnols l´ont fait avant nous. Nous devons clairement afficher que nous sommes sociaux démocrates. je sais que Ségolène Royal ne voulait pas afficher cette position pendant la campagne, mais le moment est aujourd´hui venu. dans le cas contraire, le PS va devenir la force d´appoint du Centre aux prochaines élections et se faire laminer comme le PC.

Et Ségoléne Royal est la mieux placée pour nous y conduire. Dominique Strauss Kahn ou Jcques Delors le seraient aussi, mais leur génération a passé sa chance. Ségoléne Royal a l´énergie, le sens de l´intérêt de la France, et la volonté pour nous y emmener. Si le PS ne se déchire pas, si les ambitions personnelles ne font pas éclater le PS, et enfin si elle sait tirer les lecons de l´echec.

Et Désirs d´avenir peut jouer un rôle majeur dans une nouvelle construction politiquepour que nous soyons une alternative crédible á la droite dans 5 ans.

19:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal