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13.09.2007
Ségolène Royal à la Fête nationale de l'Unità en Italie
"Ce que vous faîtes en Italie doit nous inciter à accélérer la rénovation du Parti socialiste"
Ségolène Royal était, dimanche 9 septembre, l'invitée de la Fête nationale de l'Unità organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne. Invitée à l'initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des "Damocratici di
Sinistra", Ségolène Royal était accompagnée de Bruno LEROUX, Député et secrétaire national du PS chargé des élections, et de Delphine BATHO, Députée et secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.
Elle a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de la situation de la gauche en Italie et en France. Ségolène Royal est intervenue devant un millier de personnes et a répondu aux questions de la journaliste Lucia Annunziata, retransmises sur NessunoTV. Il a notamment été question des leçons tirées de la présidentielle en France, le mini-traité européen, la politique de Nicolas Sarkozy et les alliances de la gauche en France.
Jugeant le mini-traité européen promu par le Président de la République en France "trop mini", elle a ajouté qu'il fallait "exiger des politiques européennes communes indépendamment du mini traité; des politiques qui promeuvent les transports, la recherche, le développement durable et combattre les délocalisations."
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22:00 Publié dans Déclaration Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal, parti socialiste
10.09.2007
Après Melle et La Rochelle
Une contribution d´Alexandre, un militant gardois
Je ne pouvais pas être parmi vous lors de notre dernière réunion, mais permettez moi de partager les réflexions que j'ai retiré des différentes interventions de SR, de FH et d'autres à Melle, à La Rochelle et ailleurs
Je pensais que pour gagner les dernières élections, il nous fallait une doctrine, un calendrier, une connaissance approfondie du terrain, un commandement unique et une discipline. Ces cinq conditions nous ont manqué
lors de notre campagne présidentielle, nous en avons subi les conséquences.
Aujourd'hui elles nous manquent toujours et 2012, c'est demain.
J'espérais au moins une indication sur une des ces conditions de réussite : notre future Doctrine. Or SR et FH, pour ne retenir que ceux-là, nous ont bien indiqué « une doctrine », mais je me demande si c'est bien une doctrine socialiste: « Pour en finir avec cette question récurrente, le Premier secrétaire du PS envisage de procéder à un "acte symbolique" en inscrivant dans le marbre la déclaration de principes du Parti -sa Constitution - que le PS "accepte non seulement le marché mais la mondialisation" et que "le rôle des socialistes est de répondre au défi de la mondialisation" ( ???).
"C'est fini le Grand soir !", a clamé François Hollande. "Nous, on est là pour la réforme, pour la réforme exigeante, la transformation de la vie quotidienne. Cela prend du temps". "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes", a lancé SR.
Elle s'est référée aux "socialistes allemands" qui ont "une devise: le marché chaque fois que cela est possible, l'Etat chaque fois que cela est nécessaire".
On nous fait oublier que le Capital et le Travail existent toujours ainsi que leur lutte pour le partage de la valeur ajoutée, aujourd'hui mondialisée, Cette lutte, sans merci, de la part du Capital n'a jamais été aussi violente. Elle n'a jamais été aussi meurtrière. On oublie de nous dire, qu'une de ses conséquences, est la croissance de la pauvreté. Celle-ci est à deux chiffres, contrairement à la croissance économique, et qu'en France, par exemple, elle atteint 12% de la population se trouvent en dessous du seuil de pauvreté. Le Capital Financier Mondialisé est devenu Impérial. Il détient tous les médias. Il maîtrise tous les courants intellectuels et culturels dominants. Il vient d'apprendre, s'il ne le savait déjà, que lorsqu'il commet des actes criminels, les banques centrales sont là pour le sauver au lieu de le pénaliser.
En face, ce qu'il attendait en France, est arrivé : le PS a mis définitivement à la poubelle de son Histoire, l'idéologie socialiste (certains parlent même de changer de nom) et sa Direction veut nous faire croire à sa nouvelle pratique réformiste autour de laquelle elle espère faire son unité. Elle s'est mis en diapason avec Sarkozy pour qui, comme pour elle aujourd'hui : Gouverner c'est faire croire.
J'ai la faiblesse de penser que la gauche ne peut reconquérir le terrain perdu que si elle sait réinventer une pensée de gauche, des manières de voir le monde, des modes de perception... si elle sait exploiter les maillons
faibles du Capital en France. Sinon, elle pourra bien sûr gagner des élections, par l'effet de rejet que la politique sarkoziste ne manquera pas d'engendrer. Mais ça sera le prélude à de nouvelles débâcles.
On est en droit de se demander : est-ce qu'une pensée et une politique de gauche peuvent se reconstruire aujourd'hui malgré ce qu'est devenu le Parti socialiste? Il est fort à parier que l'innovation viendra d'ailleurs, et
dans une large mesure elle se fera contre le Parti socialiste. En tout cas, il n'y aura pas UNE pensée de gauche, mais DES pensées de gauche. Et une tension inévitable surgira entre toutes ces tentatives contradictoires.
On peut espérer que cette tension sera féconde et productive. C'est pourquoi je crois que la tâche est aujourd'hui considérable. Il incombera alors au Parti socialiste de savoir s'il veut travailler avec tous les mouvements qui
font bouger la société et la pensée. Ou s'il veut persévérer dans son être actuel: celui d'un parti de dignitaires qui s'entre-déchirent pour les places et les postes et espèrent réussir en épousant les pensés produites par le marché. Si c'est le cas, la droite a de beaux jours devant elle.
Alexandre
07:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Royal, parti socialiste, Melle, La Rochelle

